Ma première #NuitDebout

Nous sommes le lundi 11 avril 2016. Cela fait bientôt deux semaines que la place de la République est occupée par les désormais nommés nuit-deboutistes. Ce mouvement, issu du souhait des manifestants contre la loi travail et l’esprit du film« Merci patron », souhaite expérimenter une forme de démocratie liquide et laisser la parole à ceux à qui on demande rarement leurs avis.
À Lyon, le rassemblement se fait place Guichard. Lorsque j’y arrive un peu avant 19h, il ne doit pas y avoir plus de 100 personnes et un petit groupe prépare l’organisation de l’AG prévue pour 19h15. La place a été transformée en petit village avec des tonnelles pour les comptoirs principaux.
Moins d’une demi-heure plus tard, le groupe représente désormais autour de 200 personnes. L’ambiance est détendue et chacun peu s’exprimer librement si on oublie les quelques vagabonds un peu trop alcoolisés.
L’AG démarré et dresse un état des lieux de ce qui a été fait précédemment et prend acte des critiques remontées par rapport à la précédente réunion. S’en suit une agora où chacun est libre de prendre la parole pour s’exprimer en respectant un temps maximum de 5 minutes. Pour répondre aux propos en cours, la foule est priée d’utiliser la communication non violente, créée soir une base de langage des signes.

Chaque orateur invite les personnes intéressées par leur sujet à les contacter juste après pour continuer le débat.
Tout cela se termine par une annonce du comité santé et sérénité (chaque groupe est baptisé comité) qui rappelle qu’il n’est pas là pour faire la police à l’intérieur des nuits debout mais pour éviter les fauteurs de trouble extérieurs.
Les débats se lancent en petit groupe où chacun peut exposer librement ses opinions auxquelles les autres peuvent réagir en utilisant les gestes vus précédemment.
Après 1h30 de discussions, nous nous retrouvions afin d’exposer les conclusions de chaque groupe de paroles et chaque membre l’assemblée petit une nouvelle fois acquiescer ou pas toujours à l’aide des mêmes gestes.

Pour résumer, le mouvement est très noble. Tout se passe dans la bonne humeur et le respect de chacun. J’ai cependant peur qu’on en reste aux belles paroles. Je vais bien voir.

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