Pourquoi je ne vais plus au cinéma

Je profite de cet article pour écrire à propos d’un sujet qui m’est cher : le cinéma.

Difficile pour quelqu’un sortant du milieu audiovisuel de dénigrer cet univers mais c’est un fait : je n’y vais quasiment plus.

Me faire traiter de pirate après avoir payé ma place plus de 10€. Devoir me taper les pubs si je ne souhaite pas être tout devant ou au fond de la salle. Atterrir dans une petite salle, moins bien entretenue que les principales, avec un écran divisé par 3, pour le même prix si je choisis d’aller voir un film bien après sa sortie pour éviter le monde. Être entouré de gens sans gêne qui font du bruit ou rient en plein milieu d’une scène dramatique. Difficile de me vendre le charme des salles obscures après ça. Je suis bien mieux tranquillement chez moi devant mon grand écran HD…

Je serais curieux de connaître le taux de fréquentation des grands réalisateurs dans les cinémas publics. J’ai comme le sentiment qu’ils doivent plus souvent visionner les films chez eux qu’en salles lors de séances classiques. Leur discours ainsi que celui des distributeurs me paraît tellement fantasmé.

Remettez le spectateur au centre de la table. Essayez au moins de me donner envie. Et non, la 3D inutile, avec location de lunettes à prix exorbitants n’est pas un argument. Alors peut-être, je reviendrais.

Politique(s), que j’aimerais te changer !

Dans une semaine, le premier tour des élections 2017 sera bouclé et je connaitrais les candidats en lice pour le second. Le soucis, c’est que je ne sais sincèrement pas encore à qui donner mon vote. Je déteste le vote utile, j’en ai assez du vote contre, et en même temps, j’ai peur d’un vote dilué sur un « petit candidat », pouvant aboutir à ne même pas pouvoir voter contre au second tour.

Voilà à quoi j’en suis réduit, moi qui ai toujours considéré mon droit de vote comme un devoir. Il faut que les choses changent, que la politique change, que les élections changent. Il doit être possible de mettre en avant ses préférences sans pour autant favoriser les gros sachant sachant bien regrouper ses moutons.

Une idée pour faire évoluer l’élection pourrait être d’utiliser le jugement majoritaire que j’ai découvert il y a peu avec ce billet.

J’ai envie d’y croire même si je sais que ça ne sera pas pour cette fois. Au moins, pourrait-on ne pas attendre 4 ans avant de nous bouger.

La présidentielle ridicule

Le mot est fort mais je n’en ai pas faire en tête. Que dire d’une élection où les débats de fond et les programmes (même si nous savons qu’ils ne valent rien) auront été aussi inexistant que les réformes socialistes lors du quinquennat de François Hollande ? Où les petites phrases et les ralliements incongrus auront fait les beaux jours des médias (merci à eux) ? Où les primaires des deux gros courants politiques n’auront été qu’une mascarade ? Où à quelques semaines du premier tour, François Fillon (Les Républicains) campe sur sa position de candidat en étant mis en examen et en ayant reconnu les faits : sa femme a touché de l’argent public sans raison, ses fils ont été employés comme avocats avant même d’avoir terminés leurs études…

La dernière en date, à l’heure où je rédige ces lignes ? Le ralliement de Valls (PS) à Macron (En Marche), alors même qu’il avait signé la charte de la primaire qu’il a perdu. Cette dernière stipulait le fait de soutenir le vainqueur. Je vous laisse maître des conclusions à en tirer.

Je dis ça depuis plusieurs mois maintenant mais j’ai hâte que l’élection se termine même si je ne suis pas dupe : la comédie est loin d’être terminée. Merci à tous ces politiques de nous dégoûter des instances qui dirigent notre pays. Grâce à vous, nous gardons confiance en l’avenir !

Ma première #NuitDebout

Nous sommes le lundi 11 avril 2016. Cela fait bientôt deux semaines que la place de la République est occupée par les désormais nommés nuit-deboutistes. Ce mouvement, issu du souhait des manifestants contre la loi travail et l’esprit du film« Merci patron », souhaite expérimenter une forme de démocratie liquide et laisser la parole à ceux à qui on demande rarement leurs avis.
À Lyon, le rassemblement se fait place Guichard. Lorsque j’y arrive un peu avant 19h, il ne doit pas y avoir plus de 100 personnes et un petit groupe prépare l’organisation de l’AG prévue pour 19h15. La place a été transformée en petit village avec des tonnelles pour les comptoirs principaux.
Moins d’une demi-heure plus tard, le groupe représente désormais autour de 200 personnes. L’ambiance est détendue et chacun peu s’exprimer librement si on oublie les quelques vagabonds un peu trop alcoolisés.
L’AG démarré et dresse un état des lieux de ce qui a été fait précédemment et prend acte des critiques remontées par rapport à la précédente réunion. S’en suit une agora où chacun est libre de prendre la parole pour s’exprimer en respectant un temps maximum de 5 minutes. Pour répondre aux propos en cours, la foule est priée d’utiliser la communication non violente, créée soir une base de langage des signes.

Chaque orateur invite les personnes intéressées par leur sujet à les contacter juste après pour continuer le débat.
Tout cela se termine par une annonce du comité santé et sérénité (chaque groupe est baptisé comité) qui rappelle qu’il n’est pas là pour faire la police à l’intérieur des nuits debout mais pour éviter les fauteurs de trouble extérieurs.
Les débats se lancent en petit groupe où chacun peut exposer librement ses opinions auxquelles les autres peuvent réagir en utilisant les gestes vus précédemment.
Après 1h30 de discussions, nous nous retrouvions afin d’exposer les conclusions de chaque groupe de paroles et chaque membre l’assemblée petit une nouvelle fois acquiescer ou pas toujours à l’aide des mêmes gestes.

Pour résumer, le mouvement est très noble. Tout se passe dans la bonne humeur et le respect de chacun. J’ai cependant peur qu’on en reste aux belles paroles. Je vais bien voir.